LA QUILLE VIVANTE

English version

Documentation :

Ces textes sont issu d'un livre de Lim KESSLER, collectionneur de toutes sortes de quilles et de boules à travers les ages. Pas seulement du bowling mais de tous les sports de quilles.

J'ai ressorti les passages qui parlent des sections de notre Fédération, La F.F.B.S.Q..

On ne parle jamais assez des autres sections, les connaît-on réellement ?

Voici un peu d'histoire sur tous ces jeux de quilles.

 

L'ouvrage s'appelle " La Quille Vivante" par Lim KESSLER avec la collaboration de Pierre MOURIN

au éditions Joël CUENOT.

Ouvrage édité en 1983

 

Certaines photos ne sont pas dans le livre, elles sont tirée de sites Internet consacré aux jeux de quilles

( voir page des liens)

Index :

Préambule.

Le jeu de quilles à travers les ages.

Section des quilles de six.

Section des quilles de huit.

Les quilles de neuf.

La section Asphalte.

Le bowling.

La section Schere.

La section Saint-Gall.

Préambule :

Le véritable collectionneur est une personne profondément passionnée pour l'objet le plus simple ou le plus noble, de valeur négligeable ou inestimable. 3000 collectionneurs français s'acharne sur les épingles, les anciennes automobiles, les étiquettes, les bouteilles, les tableaux, les pipes, les meubles, les faïences et milles et une choses très surprenantes parfois. Minuscule ou encombrantes, la collection chante et vibre. La qualité d'un collectionneur est de ne pas être tributaire d'une mode, mais de sentir la valeur intrinsèque de l'objet qu'il découvre, qu'il aime au point de ne pas pouvoir s'en séparer, à moins d'avoir la certitude qu'ailleurs il sera autant admiré  et préservé que par lui même. Ceci explique le généreuse prédilection que les collectionneurs ont pour les musées.

Lim KESSLER est tout cela à la fois. il fallait assurément dire toute la reconnaissance que nous devons à l'auteur d'avoir su éveiller en nous l'âme des quilles. Formation de longue haleine entreprise par Lim KESSLER depuis 1919. Longue marche de plus d'un demi siècle qui lui ont permis de rassembler plus de 600 quilles et environ 150 sortes de boules aussi différentes les unes que les autre. Une collection unique au monde.

Une autre qualité de LIM KESSLER, plutôt rare chez les collectionneurs, est d'avoir tenu à faire part aux autres des fruits de ses recherches et de se dessaisir à bon escient de pièces intéressantes par des donations à plusieurs musées de France et des États Unis.

Le jeu de quilles à travers les ages.

Depuis des millénaires, l'homme à trouvé du plaisir à exercer son adresse en plaçant un objet verticalement afin de l'abattre à une certaine distance au moyen d'un projectile quelconque. Le plus souvent, il s'agissait d'un morceau de bois, taillé à la hache ou à la serpe, et d'une grosse pierre arrondie. Ce sont les ancêtres de la quille et de la boules, les éléments les plus rudimentaires "à la portée". Parfois on les substituait au ciment ou à la pierre. Si le mot quille est issu de la Germanie, ce n'est pas une preuve suffisante pour attribuer à ce pays l'origine du jeu. L'Égypte a fourni les plus anciens témoignages de quilles et de boules en pierre qui furent au nombre des découvertes faites dans les pyramides.

L'Odyssées révèle sont existence pendant la guerre de Troie, vers le 12ième siècle avant JC. Les quilles étaient alors en pierre, de section carrée, arrondies à la tête. Les 108 prétendants de Pénélope s'adonnaient effrontément à ce jeu devant le palais d'Ulysse. ils disposaient chacun d'une quille, et toutes devaient être alignées en 2 rangées de 54 quilles au milieu desquelles trônait "Pénélope", la quille la plus grande et la plus belle qu'ils devaient renverser. Une distance était choisie, chaque joueur, tour à tour, tâchait d'abattre "Pénélope". Celui qui l'atteignait avait le droit de la remettre en place et de diriger ensuite "Pénélope" contre la pierre qui l'avait touchée. Quand l'adroit joueur y parvenait sans renverser d'autre quilles, il avait gagné, heureux présage. Il espérait alors conquérir Pénélope elle-même.

Nous avons en effet la quasi certitude que le jeu se pratiquait dans les monastères ruraux en Allemagne, vers le 4ième siècle. La quille symbolisait le démon, les joueurs qui ne réussissaient pas à l'abattre étaient considérés comme pécheurs.

Martin LUTHER, le père de la réforme, recommandait le jeu de quille aux fidèles, à la sortie des offices religieux, dans un but pieux. Il avait eu en effet, l'idée généreuse et originale d'accabler chaque quille du nom d'un péché, avec le ferme espoir de répandre une morale meilleure. A chaque quille abattue s'effaçait l' esprit du vilain. D'ailleurs, de telles intentions ont été confirmées par la présence, dans le Schleswig Holstein, de quilles en ciment surmontées d'une croix de fer. La quille du milieu était dénommée "Le Roi". Jeu et religion peuvent faire bon ménage, surtout lorsque désintéressement et passion sont fermement liés.

Mais contraste plus savoureux, apprenez que Gargantua se passionnait pour le jeu de quilles à la cour de Seuilly, proche de celle de Chinon. rien d'étonnant à cela puisque le jeu émergeait déjà en France au 14 ième siècle, à Chably, dans l'Oise, et dans la ville de Serry, très difficiles à situer.

Le populaire jeu de quilles a donc des lettres de noblesse. Édouard III d'Angleterre et Charles V de France interdirent sa pratique en 1337 et 1369, sous peine de mort, car en s'y livrant les sujets négligeaient l'usage des armes. Cependant, Louis XIII jouait à ce jeu populaire qui, pour d'autre, préparait la guerre.

Le divin Mozart l'honorait avec plaisir. Un jour, au cours d'une partie avec des amis, il improvisa le ravissant "Trio des quilles" pour piano, clarinette et alto.

Besson Faustin.

La jeunesse de Lantara.

Musée de Dôle

 

1) Boule pleine cloutée

2) Galet de mer (Bretagne)

3) Boule à mortaise (Suisse)

 

Deux mois avant sa mort, Louis XVI, le roi malchanceux, jouait de grandes parties de Siam avec le Dauphin, qui trépignait de colère en face de l'habileté de son père. le 18ième siècle vit toutes les classes de la société s'adonner au jeu de quilles.

A la belle époques, les sous sols de la brasserie Excelsior, avenue de la grande armée à Paris, étaient transformés en jeux de quilles où les champions cyclistes se donnait rendez vous pour participer à un genre nouveau de compétition plus reposant.

Entre les 2 guerres, le jeu était déconsidéré. La mécanisation engendrant la paresse, le relevage automatique des quilles apparut, libérant les joueurs d'un côté ingrat du jeu. Il annonçait le bowling que plus tard le roi du Danemark, Frédéric IX affectionna particulièrement. Staline qui s'attendrissait devant les oiseaux se passionnait également pour le jeu de quilles.

Ne cherchons pas à élargir davantage cet éventail des amateurs du jeu. Les noms que nous avons choisis pour l'illustrer suffisent à démontrer que le jeu de quilles, malgré des périodes d'abandon très relatif d'ailleurs, a su conserver une pérennité étonnante.

 

Section des quilles de six.

Les premières structures du jeu de quilles de six ont été établies en 1932 dans la Gironde, sous le nom de "la ligue du sud-ouest", suivie en 1936, par la "Fédération sportive et gymnique du travail", 6 cours Aristide Briand à Bordeaux. A partir de cette date, le jeu pris une grande extension. On le jouait jusque dans le Puy de Dôme. Le foyer du jeu était situé dans la Gironde ou le comité régionale totalisait 70 clubs et 1000 licenciés.

Tout allais pour le mieux lorsqu'en 1948, quelques éléments vinrent troubler l'harmonie des clubs Girondins. A quelque chose malheur est bon, puisque la majorité d'entre eux décida, à la suite de ces perturbations, de former la "Fédération Française des Quilles de 6", à laquelle adhéra la ligue du sud-ouest.

En 1956, les clubs d'Orthez, de Pau et de Tarbes, déléguèrent M. René DAVID à l'assemblée ministérielle à Paris où ils avaient été invités dans le but d'étudier l'officialisation de la section des sports de quilles. L'affaire fut réalisé en 1957. C'est à datte qu'apparue la nouvelle qualification régionale de "Section des quilles de six", dépendant de la Fédération Nationale.

 

Le premier championnat de France des quilles de six eut lieu à Tarbes. Il favorisa de nouvelles adhésions au nombre desquelles figuraient les clubs de Dax et de Mont de Marsan, Tarbes, Navarrenx.

Entre 1963 et 1975, les activités tombèrent en léthargie, mais, Le girondin, M. Lahontan et le palois, M. Matapa, donnèrent en 1975 un nouvel élan à la section des quilles des six au sein de la Fédération Française des sports de quilles.

Dans le plantier d'un jeu de quilles de six, 3 d'entre elles sont plus petites. Faire une partie consiste à renverser 5 quilles ( 3 grandes et 2 petites) avec 3 boulets ou boulons. Les compétitions se déroulent par équipes de 5 joueurs. Chaque joueur dispose de 3 boulets " pour faire le point" c'est à dire, laisser une quille debout. Le marqueur fait une barre pour le point et 0 pour les ratés. Les joueurs de chaque équipes tirent l'un derrière l'autre, cela s'appelle une "passe". Les éliminatoires se jouent en 7 passes. Les 1/2 finales en 10 passes et la finale en 12 passes.

La photo n'est pas tiré du livre - voir Liens

Section des quilles de huit.

Le grand concours de quilles de la fête champêtre du 2 juillet 1911 à Viroflay, organisé par la jeune solidarité Aveyronnaise, aura jeté un sort heureux aux quilles de 8. En se répétant les années suivantes avec le même succès, les joueurs jugèrent le l'opportunité de réglementer leur jeu. Cependant il fallut attendre1936 pour assister à la création de la fédération Aveyronnaise et voir apparaître un comité parisien de quilles le 29 avril 1946, alors que le jeu était en pleine extension.

Quelques mois plus tard, le 11 août 1946, les quilleurs parisien et Aveyronnais se rencontraient officiellement à l'Espalion. Le match retour se tint en fin d'année, le 7 décembre 1946 dans le hall de la foire de Paris à la porte de Versailles. Il était placé sous la présidence du Docteur J. Ayrignac, président de la solidarité Aveyronnaise et à l'issue duquel il remit au vainqueur le challenge de "l'auvergnat de Paris".

On vit enfin poindre à l'horizon la Fédération Française des quilles de 8, plus la quille joueuse créée le 15 juin 1949 par les Aveyronnais et Parisiens. Le siège était à l'époque chez

M. Raymond Goutat, à Paris. Alors qu'il sollicitait l'officialisation de leur Fédération, ils apprirent qu'il étaient précédés, dans une même intention, par les Fédérations alsacienne (Asphalte) et Bordelaise (Quilles de 6) et Béarnaise (Quilles de 9).

Tous obtinrent satisfaction le 21 janvier 1957, date de l'officialisation de la F.F.S.Q., laquelle décida la mutation des Fédérations régionales en sections. Ainsi "la Fédération Aveyronnaise des quilles" devint "La section des quilles de 8".

 

Disposition des jeux :

Les huit taquets sont placés au ras du sol, à l'extrémité du terrain de jeu. Il devront être autant que possible au même niveau et recevront les quilles sans apport de terre ou de sable.

Lignes de jeu :

C'est une ligne droite dont le point de départ, est situé entre la quille 6 et 7 à 15 cm de la quille 7, passant par la quille 2 appelé "buffe" ou "bonne" et qui se prolonge sur 20 m. La ligne de jeu gauche est situé à 1 m. de la quille 7. Son point de départ est à 15 cm de la quille 6 coté quille 5 et se poursuit en passant par la quille 3 jusqu'a 1 m. de celle-ci.

Gabarit :

Une marque au sol donne l'emplacement du gabarit. L'axe de celui-ci est indiqué par un taquet en bois ou métallique à 5, 10, 15 et 20 m. en partant du taquet de la quille 2 "bonne". Lorsque le premier joueur a joué, les joueurs suivants ne peuvent plus déplacer le gabarit, sauf si dans la quadrette un joueur est gaucher. Celui-ci, avant de jouer, a le droit de déplacer latéralement le gabarit d'un mètre, le joueur suivant doit remettre le gabarit à son emplacement normal. Il est formellement interdit de sauter ou de toucher le gabarit. L'arbitre sanctionnera ces fautes de la façon suivant:

1/ Une faute commise avec la quille annule toutes les quilles tombé avec celle-ci, qui est considérée comme jouée. on requille le jeu et le joueur lance sa boule. S'il n'y a pas de faute, l'arbitre comptera les quilles abattues avec la boule.

2/ Si une faute est commise avec la boule, cette dernière est annulée et l'arbitre comptera seulement les quilles abattues avec la quilles joueuse.

3/ Si, en jouant la quille joueuse, un joueur lâche la boule et que les deux objets passent le gabarit, il est considéré comme ayant joué,même s'il a glissé ou s'il a été déséquilibré. Si la boule n'a pas passé le gabarit, il peut la jouer.

4/ Si un joueur tombe et ne lâche pas le matériel (quille et boule), le coup n'est pas considéré comme joué, même s'il a dépassé le gabarit.

5/ Si la quille sans être frappée, tombe devant le gabarit, elle est joué, si elle tombe avant le gabarit sans le toucher, elle n'est pas jouée.

6/ Si la boule ou la quille touche le gabarit, le coup est bon, sauf si le gabarit a été projeté dans le jeu et qu'il ait fait tomber des quilles, le coup est alors annulé.

7/ Si la quille joueuse ou la boule se cassent en deux morceaux, elles doivent être rejouées. Par contre, si une quille fêlée arrive entière, le coup est bon.

Façon de jouer  :

Dans une partie, chaque joueur doit jouer 9 fois alternativement avec ses équipiers :

A/ à 1m : une fois avec la boule seul. Toutes quilles abattue compte.

B/ à 5m : 2 fois avec la quilles joueuse et la boule. La quille joueuse est projetée par un coup de boule, la boule est joué ensuite. La quille 2 ("bonne" ou "buffe") doit obligatoirement être retombé avec la quille joueuse ou la boule., sous peine d'annulation de toutes les quilles tombées.

C/ à 10m : chaque joueur joue trois fois avec la boule et la quille joueuse dans les mêmes conditions qu'a 5m. Toutefois, deux quilles tombées avec la quille joueuse, dispensent de tomber la "bonne" pour que le résultat soit valable.

D/ à 15m : chaque joueur joue deux fois avec la boule et la quille joueuse dans les mêmes conditions qu'a 5m., mais une seule quille tombée avec la quille joueuse dispense de tomber la "bonne".

E/ à 20m : chaque joueur joue une fois dans les mêmes conditions qu'a 15 m.

En compétition, les juniors ne jouent pas à 20 m. mais trois fois à 15 m. Par contre, si un junior joue dans une quadrette senior, il doit jouer à 20m., comme ses coéquipiers.

 

Les Quilles de Neuf

Un peu d'histoire.

De tous les sports pratiqués dans le Béarn, les quilles de neuf paraissent être parmi les plus anciens. Des historiens régionaux en ont trouvé trace à l'époque du roi Henri IV, lequel, au cours de ses fréquentes promenades dans la région Béarnaise, aimait bien "s'attaquer" aux paysans du village où il faisait étape. La véritable origine des quilles de neuf n'a jamais pu être clairement établie. Tout semble nous autoriser à affirmer que son origine est Béarnaise et qu'elle remonte au 15ième siècle.

Depuis cette lointaine époque, le jeu a évolué lentement avant de parvenir à la réglementation et à l'organisation actuelles. Durant de très nombreux lustres, il se pratiqua sous des formes et avec des règles très variables.

Ce n'est que vers la fin du siècle dernier, après un timide essai à Pau, qu'une compétition vraiment règlementée fut organisée à Dax par le comité officiel des fêtes de cette ville. Ce grand début est dû à l'initiative de M. Laventure, président du comité des fêtes de quartier Saint-Vincent de Xaintes à Dax.

Le succès dépassa les prévisions les plus optimistes, les concurrents accourant de tout le Béarn, du sud des Landes, du sud-ouest du Gers et d'une partie de la Bigorre. Le grand départ était donné et, petit à petit, les grands centre régionaux comme les plus petits villages, organisais une épreuve officielle à l'occasion des fêtes de Paques, de la Pentecôte, du 14 juillet ou du 15 août.

En août 1914, un premier championnat devait avoir lieu à Pau, mais, hélas, la grande tourmente de 14 à 18 anéantissait le projet. L'idée fut reprise en 1924 et le championnat national individuel, lancé par un comité Palois, eut le plus grand des succès. Cette organisation fut reprise jusqu'en 1939, mais une nouvelle fois, la guerre revint tout anéantir.

En 1923, les joueurs, membres de l'amicale des Béarnais et Landais de Bordeaux, se groupaient en société sportive, très vite imités par les Dacquois en 1926, par les Palois en 1927, les Oloronais en 1930, ainsi que par les Parisiens sous l'impulsion de l' amicale des Béarnais de la capitale.

Dés 1931, la création d'une fédération est envisagée, mais cette initiative est vouée à l'échec. Nouvelle essai en 1936, nouvel échec motivé par les exigences des tenanciers de plantiers. Dés 1945, diverses sociétés reprirent leur essor et le projet d'une fédération fut émis. Ce n'est cependant qu'en février 1948 que M. Cazalet, à Pau, parvenait à grouper les bonnes volontés et à réaliser enfin cette fédération au sein de laquelle les joueurs étaient répartis en catégories correspondant à leur valeur.

Le championnat national individuel était disputé à nouveau par les trois catégories nouvellement établies. Cette compétition se répéta régulièrement jusqu'en 1979 par les cinq catégories de joueurs appartenant aux groupements actuels de Bordeaux, de Dax, Mission et Miramont por les Landes, Abos, Monein, Oloron, Tarsacq, Morlaas, Lambaye, Lalonquette, Mazerolles, Morlanne, Malaussane, Thèze, Poursiuque-Boucoue, Lons et Pau pour les Pyrénées-Atlantiques. Ces diverses formations seront rejointes en 1980 par une entente intercommunale de la région de Lourdes pour les Hautes-Pyrénées.

L'admission de la section Quilles de neuf au sein de la F.F.S.Q. constitue une consécration officielle qui nous à engagé à poursuivre nos efforts pour la renaissance d'un sport promis à un brillant avenir.

 

Un sport complet.

Quand on parle de quilles de neuf à un profane, ce dernier à trop tendance à penser qu'il s'agit seulement de lancer une boule ou tout autre objet dans le tas de quilles dressées sur un terrain plat ou moins restreint et en abattre le plus possible. Ce n'est rien de tout cela, qu'on en juge...

Les quilles utilisées ont approximativement les caractéristiques suivantes :

Poids : 2.9 à 3.2 Kg.

Hauteur : 0.96m avec au milieu un ventre ou "pomme" de 0.14m de diamètre.

Tige : 0.06m de diamètre.

Sur le terrain appelé quillier ou plantier, les quilles sont placées à une distances égale les unes des autres variant de 2.18à 2.25m, sur trois rangées symétriques, formant ainsi un carré de 4.36 à 4.50m de coté. L'aire de jeu est plus importante, sa limite se trouvant à une distance de 1.10 à 1.20m de chaque rangées symétrique, de base à base de chaque quilles. Le plantiers constitue donc un carré de 6.60 à 4.50m de coté. Le sol, en terre glaise desséchée et faiblement ensablée afin de maintenir en état sa légère humidité, est lisse, mais, pour augmenter la difficulté, sa surface n'est pas entièrement plate. En effet, en partant de la quille centrale, le plantiers est en déclivité, à peine sensible, la pente s'accentuant dans la partie comprise entre les quilles extérieures et la limite de l'aire de jeu, cette dernière étant ceinturée d'une légère fosse destinée à empêcher la boule de revenir en jeu après avoir franchi la ligne limite constituée par une planchette enfoncée dans le sol dans le sens de sa largeur.

Si les quilles sont extraites de hêtres de montagne, à une altitudes moyenne de 1200m, la boule est en noyer. Elle mesure environ 25cm de diamètre et pèse de 6 à 6.5kg.

 

Le principe du jeu consiste à frapper la première quille dite "quille de la main", en l'orientant suivant le coup imposé et à le but ou plomb, en évitant que la boule ne sorte du terrain de jeu. Pour cela, le joueur se campe auprès de la "quille de la main", le pied droit légèrement en retrait, tenant la boule par la poignée, dans son corps. il frappe la quille de telle manière que celle ci se mette à l'horizontal et qu'elle abatte, dans sa course plus ou moins aérienne, les deux quilles de la rangée. Dans une trajectoire qui varie suivant le style de joueur, la boule doit atteindre le plomb, de préférence sur sa pomme, pour "ester à choix", c'est à dire à l'intérieur de la surface de jeu. Dans ce cas, le joueur bénéficie d'un coup supplémentaire, dit rabattue, lui donnant la possibilité d'obtenir de un à cinq quilles supplémentaires s'ajoutant à celles qui ont été obtenues précédemment.

Lorsque la boule sort de la surface de jeu, le coup est déclaré "faux" et le tireur ne bénéficie que des quilles abattues dans son tir initial.

Compte tenu de l'angle de tir variable suivant les jeux imposés, du choc entre la boule et la quille pesant ensemble environ 9kg, de la longueur de lancer qui varie également suivant le jeu tiré, de la déclivité du terrain de jeu et aussi (disons le) des caprices de la boule, la tâche du joueur n'est guère aisée.

Le jeu exige des qualités de puissance associée à la souplesse, un équilibre nerveux allié au coup d'oeil, et aussi, (je l'avoue) un tantinet de chance.

Il faut aussi du cran et de la résistance, la pratique du jeu entraînant toujours une importante dépense d'énergie, l'ensemble de ces qualité ne pouvant s'acquérir qu'aux prix d'un entraînement suivi.

La section Asphalte

Il s'agit d'un jeu moderne, puisque sa pratique est apparue à la fin du 19ième siècle sur des piste en ciment, par la suite cirées et souvent couvertes.

Le club de quille "fidelio" ouvert à Mulhouse en 1926 et le club "roma" ouvert à Strasbourg en 1929, avaient tous deux des pistes asphaltées. Le style des quilles variaient d'une région à l'autre selon l'imagination des artisans. Les quilles n'étaient pas les mêmes dans le Bas-rhin que dans le Haut-rhin où elles s'apparentaient à celles du jeu Saint Gall. Sans trou ou avec trou dans le Bas-rhin, les boules étaient en général avec mortaises et de diamètres différents dans le Haut-rhin.

La multiplicité des clubs existants  fit que ceux-ci finirent par ce grouper sous un seule et même fanion "Union des clubs de quilles de France".

Les jeux olympiques de Berlin en 1936, mirent les jeux de quilles à l'honneur. En effet, y furent invitées, les sections asphalte, bowling, schere, ainsi qu'un jeu traditionnel de l'Allemagne du nord le Bohle.

Deux amis, dirigeants fervents, plus attentifs à ce sport, furent les ambassadeurs des jeux asphalte et bowling. L'un, M. Westergaard, implanta le bowling à Copenhague où l'on jouait déjà aux quilles sur parquet. L'autre M. Antoine Weiss, rapportait également de Berlin à Strasbourg, les règles de la section asphalte.

Constatant le sérieux retard des français en matière de quilles, je décidais en 1946, de reprendre contact avec l'Alsace, afin d'introduire le jeu asphalte en Bourgogne, espérant qu'il continuerait son chemin en d'autre lieux. L'entreprise me paraissait aisée puisque l'on y jouait déjà sur des pistes plates, en ciment avec des boules analogues.

Le premier club "Les Bourguignons", vit le jour le 1er avril 1947, suivi bientôt par ceux des Bégonias, le Bocage, les Helvétiques. Tous ce rassemblèrent le 17 janvier 1949 sous l'étiquette de "Ligue de Bourgogne" qui adhère à la Fédération française des quilleurs, composée déjà de la ligue du Haut-rhin et du Bas-rhin, dont le siège "tait fixé à Strasbourg. D'autre clubs s'implantèrent et s'engagèrent à participer à des compétitions régionales, nationales, internationales.

Le président (que je fus) des "Bourguignons" était fier que son club ait été admis à la finale de la coupe d'Europe des "Clubs champions" en 1975. Résultat français flatteur en dépit d'une élimination par les joueurs étoiles de Zagreb, Iéna et Bucarest.

Chaque année le "club champion" de France, en équipe de 6 joueurs, est qualifié pour participer à la coupe d'Europe des "clubs champion".

En 1978, la section asphalte comptait environ 400 000 licenciés répartis sur une vingtaine de pays.

La pratique de ce sport demande de la souplesse, de la précision, du calme et de la réflexion. C'est à dire, qu'il faut être en parfaite condition physique et morale.

 

 

La Piste :

 

En ciment, en asphalte ciré, maintenant en matière synthétique pour les compétitions nationales et internationales.

Longueur total : 26 m., dont 6,50 m. pour l'élan (comprenant un plateau de pose de boule large de 0,35 m.) et 19,50 m. de roulement pour toucher la première quille. A l'extérieur, le plateau doit être protégé des intempéries par une tôle épaisse. A l'intérieur, un linoléum est exigé à défaut d'autre matériaux. La plupart des pistes intérieures sont maintenant équipées d'appareil relevant les quilles automatiques et de totalisateurs électroniques. Les pistes intérieurs doivent être rehaussées d'un trottoir de 0,15 m. de hauteur. A l'extérieur, la piste sera délimité par une planche sur chant de la même hauteur. La boule qui touche l'un ou l'autre bord est annulée.

Les quilles : 9, H : 0,40 m., D : 0,10 m. disposées en carré dont une diagonale de 1 m. est dans l'axe central de la piste.

La boules : en composition, pleine ou à 2 trous. Elle est lancée du plateau de départ pour rouler ensuite droit dans les quilles, afin d'en abattre un maximum. Pour les distractions, le nombre de boules à lancer est libre, il dépend uniquement des conventions entre joueurs. Lorsqu'il s'agit de compétition sportives, une partie se compose de 50 jets de boules à la file.

(25 boules sont lancées dans le jeu plein et les quilles abattues relevées après chaque coup, suivies par 25 boules "déblayage". Les quilles sont alors relevées lorsqu'elles sont toutes abattues.)

Pour les championnats, les équipes sont constituées de 6, 3 ou 2 joueurs. 200 jets de boules à l'affilée sont obligatoires. Il est nécessaire de fournir un sérieux effort physique et de concentration durant 1 h. 20, pour aboutir à un bon résultat. Les championnats se disputent également en catégories individuelles : vétéran, seniors, juniors. Par exception, les dames sont autorisées à 100 jets de boules

Jeu de distraction sur piste asphalte :

Jouer au plus fort ou au plus faible. C'est à dire :

On peu le jouer individuellement, ou en deux groupes. Chaque joueur lance 5 boules dans le jeu plein qu'on relève après chaque jet, et le joueur en individuel ou le groupe qui à renversé le plus grand nombre de quilles est déclaré vainqueur. Ensuite, on joue au plus faible, c'est à dire qu'il faut renverser le moins de quilles possible. Il faut donc viser le valet de droite ou de gauche, ou essayer de faire passer la boule entre le valet et le trottoir sans faire tomber aucune quille. Si la boule touche le trottoir, elle est annulée. Chaque joueur lance de nouveau 5 boules et le joueur en individuel ou le groupe qui à renversé le moins de quilles est déclaré vainqueur. Le perdant qui à renversé le plus grand nombre de quilles paye la consommation et les frais du jeu.


LE BOWLING

La tradition veut que le "nine pins" ou jeu de 9 quilles que l'on rencontrait au nord et au centre de l'Europe ait été transplanté en Amérique au 17ème siècle où il prit un essor qui lui fut néfaste puisqu'il a été interdit en 1850, pour avoir conduit la classe ouvrière à la faillite, par suite d'enjeux inconsidérés. Mais comme la privation est le meilleur ferment de l'imagination, on décida d'ajouter une quille au jeu qui devint le "ten pins", c'est à dire le "dix quilles" disposées en triangle. Ainsi la loi était contournée et le "ten pins" prit son envol sous un nouveau nom, le "bowling". Ce jeu acquit une tel importance que l'on instaura en 1895, "l'américan bowling congress", fédération qui précéda de plus d'un demi siècle "la fédération internationale des quilleurs" créée le 27 janvier 1952.

Le bowling ne tarda pas à conquérir le monde, mais la grande guerre de 1914-1918 l'anéantit en europe. Les troupes américaines n'hésitère pas à le rétablir dans les pays nordiques, en Suède et en Norvège principalement.

Les jeux olympiques de Berlin, en 1936, le mirent à l'honneur, ainsi que le jeu sur asphalte. A l'occasion de cette manifestation extraordinaire, le règlement du jeu sera déterminé avec rigueur.

La seconde guerre mondiale interrompit le jeu de bowling. Mais il ressurgit en 1945 dans chaque base américaine stationnée en europe, d'où il ne tarda pas à rayonner.

En 1950, à Cerbère, on découvre les 1ère pistes en plein air. M. Louis Anglade ouvre à Toulouse le chalet Toulousain, doté d'un bowling en plein air et constitué de plusieurs pistes. M. Robert Mazars fervent du jeu de quilles de 8 à Paris, se laisse séduire par le bowling rudimentaire du café de Greobli, à Saint-Maurice, dans la seine. Là, ses camarades Ferrié et Molinié se laissent prendre au jeu dont ils ne tardent pas à devenir les premiers champions, ce qui leurs permit l'accès du foyer américain, rue Marbeuf, à Paris.

D'autres jeux, non règlementaires, tel celui des Champs-Elysées eurent la vie courte. C'est au cours de cette époque que je rencontrai mes amis à maintes reprises et que nous décidâmes d'élaborer les statues d'une eventuelle fédération nationale dans laquelle fut incluse en 1957 la section bowling. Ensuite, grâce à l'appui du docteur Guérin, maire de Charenton, M. Mazars parvint à la création de 4 pistes de compétitions qui seront inaugurées le 6 mai 1960 à Charenton-le-Pont sous le haut patronage et la présidence d'honneur de M. Maurice Herzog, commissaire de la jeunesse et des sports, où j'avais la joie d'être présent. Depuis cette date, M. Mazars est resté un pilier de la section bowling dont il est toujours le président d'honneur.

Quelle est la ville à notre époque qui ne possède pas son bowling ?

Bien qu'il ne soit pas à la portée de toutes les bourses, on compte environ 25 millions de licenciés dans le monde et 9000 en France (1979).

 

Données et règlement

Les boules : Diamètre unique 21,8 cm. Elles sont lancées en ligne droite ou à "l'effet".

Les quilles : H : 0,38 m., D : 0,12 m., forme bombée. Autrefois en charmes ou érable, aujourd'hui en plastique.

Les pistes : Parquet épais en érable. Longueur 19,5 m. , largeur 1,05 m. , muni d'une rigole de chaque coté pour recevoir les boules perdues.

 

1/ La partie est composée de 10 reprises de 2 boules. Les résultats (nombre de quilles renversées) sont inscrits dans une grille de dix cases numérotées.

2/ Chaque joueur a droit à 2 jets par jeu, sauf si les dix quilles sont renversées par un seul coup de boule. Dans ce dernier cas, c'est faire "strike".

3/ Si aucune quilles n'est renversée, aucun point de gagné. C'est alors un "manqué".

4/ Les quilles renversées en 2 jets de boules marque autant de point qu'il y as de quilles tombées.

5/ Les 10 quilles sont renversées en 2 coups de boules, c'est faire "spare", cela donne 10 points tenus en réserve et qui seront ajoutés au premier envoi du jeu suivant. Les points de cette envoi seront compté 2 fois. un fois pour ce jeu et une fois pour le précédent.

6/ Si toutes les quilles sont renversées d'un seul coup de boule, c'est à dire en faisant "strike", le joueur à la droit de marquer 10 points qui s'ajoutent à ceux gagnés au 2 envois suivant. Le nombres maximum de points pouvant être obtenus est de 300 correspondant à 12 "strike" consécutifs.

7/ Le total des points obtenus est inscrits après chaque jeu.

 


LA SECTION SCHERE

Primitivement, ce jeu était désigné sous l'appellation de "bowling Luxembourgeois". C'est, du moins, ce que je constatai en Moselle ultérieurement, entre les deux guerre, ainsi que dans un journal de la fédération Brabançonne du sport de quilles que je m'était procuré à Bruxelles. Après plusieurs années, la dénomination de "bowling luxembourgeois" disparut au profit d'une nouvelle appellation "la Section Schere".

Rendons immédiatement le sens de ce mot moins obscur en précisant qu'il est issu de l'Allemand et qu'il signifie ciseaux.

La section Schere, très semblable au jeu Asphalte par les quilles et les boules, présente cependant une différence par la nature, unique en son genre, de la piste concave dont une section s'appelle "le ciseau" que l'usage devrait mettre au pluriel.

La section Schere est jouée dans le Nord-est de la France, en Belgique, en Allemagne, en Hollande, au Luxembourg et Outre-mer. Elle est joué au Brésil où le nombre des licenciés atteint 10598, ainsi qu'en Mauritanie où les mineurs lorrains l'implantèrent.

Un lorrain, M. Heilmann (décédé en 1981) qui présidait aux destinées de ce jeu en France, fut élu président de la fédération internationale des quilleurs, section Schere, le 17 février 1979.

La piste : Parquet ciré(installation toujours abritée) à une température constante. Épaisseur : 7 à 8 cm. Largeur : 0,35 m. Longueur 26m. (plateau de départ 5,5m., recouvert de linoléum pour protéger la boule du choc au départ).

Les quilles : 9 H :0,40m. D : 0,10m. Disposées sur un carré de 1 m. de coté, l'une des diagonales se superposant à l'axe de la piste. Les 3 quilles de devant pèsent 1,750 Kg les 6 autres quilles pèsent 1,850 KG.

Les Boules : Pleines. D : 0,16m. 2,9 Kg. A l'arrière des quilles est disposé un butoir en caoutchouc pour amortir le choc des boules. Il est lui-même précédé d'une petite fosse destinée à recevoir les quilles renversées et les boules jouées. A coté de la piste, il y a un retour de boules. Aujourd'hui, les installations intérieurs sont dotées d'un relevage de quilles et d'un renvoi de boules automatique.

 

Position des quilles.

Leurs noms

1 : Quille de devant ou première

2 : Dame avant gauche

3 : Dame avant droite

4 : Valet de gauche

5 : Roi

6 : Valet de droite

7 : Dame arrière gauche

8 : Dame arrière droite

9 : Quille de derrière ou dernière

Données et règlement

En équipe :

Chaque équipes participante aux championnats est composée de 4 joueurs. Chaque joueur lance 100 boules combinées selon la règle suivante :

1ère mi-temps : 25 boules plein jeu, fourche de gauche. 25 boules de déblayage, fourche de droite.

2ème mi-temps : 25 boules plein jeu, fourche de droite. 25 boules de déblayage, fourche de gauche

L'équipe ayant renversé le plus grand nombre de quilles sera déclarée victorieuse et obtiendra 3 points. L'équipe vaincue n'obtiendra qu'un seul point et même aucun en cas de forfait. Lorsque le match est nul, chacune des deux équipes marquera 2 points.

 

En individuelle :

Chaque joueurs doit lancer 200 boules suivant le règlement identique à celui des équipes de 4 joueurs.


LA SECTION SAINT-GALL

 

Comme la ville de rugby laissa son nom au jeu célèbre, celle de Saint-gall, en Suisse, donna le sien à une variété du jeu de quilles dont la popularité est certes, moins retentissante. Le jeu Saint-gall a été introduit en France dans le Haut-rhin, en 1925, par mon ami Louis Berger, propriétaire du café "le cheval gris" faubourg de Colmar à Mulhouse. Louis Berger sympathiquement "Fidélio" le 1er club qu'il créa à cette date. En 1927, la fédération des quilleurs du Haut-rhin se forma sous l'impulsion des clubs de Mulhouse, Colmar et Guebwiller, englobant, bien entendu, le jeu Saint-gall, qui s'organisa en fédération de jeu Saint-gall en 1946, puis en section Saint-gall en 1957, lors de la création de la Fédération Française des Sports de Quilles. Depuis la section Saint -gall a pris une extension si forte qu'elle comprend 68 sociétés, 1500 quilleurs licenciés dont 120 femmes. Résultat qui serait sans doute plus flatteur si la section disposait d'installations supplémentaires. C'est du moins ce qu'affirme M. Julien Meyer, président de la section Saint-gall et membre toujours fidèle du comité de la Fédération Française des Sports de Quilles. En Alsace, le jeu Saint-gall groupe le plus grand nombre d'adhérents et se place devant toutes les autres disciplines du jeu, exception faite cependant du bowling qui arrive en tête. Lors des séances d'entraînement, on exécute, en général, un jeu complet avec un maximum de sérieux, puis un second où il est permis de "taquiner". L'enjeu consiste souvent en un bretzel énorme pesant 500g. environ.

 

Les quilles : 9 H :0,42m. D : 0,12m. La quille du milieu appelée "Le Roi" est de 4 cm. plus haute. Elles sont en bois ou en matière plastique

Les boules : Les boules, autrefois en bois, sont aujourd'hui en matière plastique. Leurs dimensions varient entre 0,18 et 0,21 m. de diamètre et son à deux trous.

 

Règlement et déroulement du jeu

Chaque joueur dispose de 17 jets qui sont joués de la façon suivante :

Figure 1 : Trois jets d'affilée dans le plein sans prendre la même boule deux fois de suite. Le nombre de quilles tombées est additionné. Chaque quille tombées compte pour un bois : 27 bois.

Figure 2 : Un jet dans le plein. Lorsque la quille prépondérante est renversée par la boule, les quilles tombées compteront deux bois. Au cas contraire, elle ne compteront qu'un bois : 18 bois.

Figure 3, 4, 5 et 6 : Un seul jet par figure. Lorsque la quille prépondérante est tombé par la boule, les quilles tombées comptent chacune cinq bois. Dans le cas contraire  deux bois : 20 bois.

Figure 7 : Cinq jets d'affilée sans pendre la même boule deux fois consécutivement avec obligation de faire tomber les quilles dans l'ordre prescrit. Si l'ordre n'était pas respecté ou si plusieurs quilles tombaient, le jet est annulé et à recommencer, sauf si la quille n°4 (36) fait tombé la quille n°5 (50). Dans le cas où une quille régulièrement tombée en conformité avec l'ordre à respecter, revenait de la fosse et ferait tomber une autre quille, le jet est considéré comme valable : 50 bois

Figure 8 : Quatre jets d'affilée sans prendre deux fois consécutivement la même boule avec obligation de faire tomber les quilles dans l'ordre prescrit. Si l'ordre n'était pas respecté ou si plusieurs quilles tombait, le jet est annulé et à recommencer, sauf si la quille n°3 (20) régulièrement touchée fait tomber la quille n° 8 (25) soit par les cordelettes soit en revenant en jeu après avoir touché la bande latérale : 25 bois. Il est entendu que toute quille touchant la bande latérale et restant debout est considérer comme quille tombes. Tout jet dont la boule touche une bande latérale est annulé d'office. Il en est de même lorsque la boule lancée manque la planche ou si le joueur dépasse avec un ou deux pieds la ligne blanche.